Pour ou contre la fessée?

Est-ce vraiment là la question?

La question n’est-elle pas, plutôt : pourquoi en arrivons-nous à la fessée? qu’est-ce qui nous a poussé agir ainsi? Qu’est-ce qui fait que nous n’arrivons pas à nous contenir?

La question n’est pas non plus de juger, mais plutôt d’expliquer qu’on peut faire autrement.

La fessée n’a aucune vertu, sauf celle de soulager sa colère à un moment où l’on n’a plus les mots. Un moment très court, car le plus souvent la culpabilité vient une fois le geste effectué au son des pleurs de l’enfant.

Une fessée n’a jamais traumatisé un enfant, ce qui traumatise c’est la répétition du geste, les endroits du corps (une claque est symboliquement plus violente qu’une tape sur les fesses), et le fait qu’elle soit systématique sans finalement de raison ou qu’il n’y ait pas eu d’avertissement donné à l’enfant.

Pourquoi en arrivons-nous à donner une fessée? Généralement le passage à l’acte arrive dans des moments de fatigue, de stress, quand l’enfant, est lui aussi fatigué ou grognon et qu’il n’a pas envie de coopérer. Le niveau de tolérance à l’autre est plus bas (car faire des efforts de prendre sur soi dans ces moments est souvent compliqué), la tension monte, adulte et enfant, ne se comprennent plus et la fessée devient le seul moyen pour le parent d’arrêter le conflit.

Je dirais que la fessée arrive dans un moment où on n’a plus la force de tergiverser, comprendre, expliquer…pour faire simple, c’est un peu la solution de facilité.

Est-ce efficace? cela peut, à court terme, arrêter un conflit et apporter obéissance et tranquillité de l’enfant. Ce qui n’empêchera pas l’enfant de désobéir une autre fois. Sauf s’il a peur, et ceci est plus embêtant. La fessée de manière répétitive peut rompre le lien de sécurité et de confiance que l’enfant ressent pour son parent.

Et puis….est-elle pertinente quand on a de cesse de répéter à nos enfants qu’il ne faut pas taper, que c’est interdit?

Alors comment faire quand votre progéniture vous pousse à bout, voici quelques petits conseils:

  • Un peu de sophrologie peut, en 3 respirations , permettre de reprendre son calme rapidement.
  • Faire intervenir un tiers (le papa par exemple) pour désamorcer le conflit.
  • Si vous êtes seul, isolez-vous quelques minutes le temps de reprendre vos esprits.

Face à lui soyez convaincu et convaincant, allez jusqu’au bout de votre démarche, tout en lui laissant un espace de parole pour qu’il verbalise lui aussi sa colère, le pourquoi il ne vous obéit pas, ou pourquoi il a fait une bêtise. Vous êtes l’adulte, vous devez avoir le contrôle de la situation, si votre enfant le sent, la fessée ne sera pas utile.

Si vous voulez en savoir plus, que vous êtes dans un système conflictuel tel, que la fessée vous semble le seul moyen d’arrêter les crises, nous sommes à votre écoute. Sans jugement nous essayerons de comprendre ce qu’il se passe entre vous et votre enfant, pour pouvoir élaborer ensemble des pistes de changements.

Charlotte BOZZOLINI

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